C’était mon gros objectif de l’année et (snif) c’est déjà fini. Voici quelques lignes pour résumer ce très beau we :


Arrivée le samedi à Pralo vers 12h et il fait beau. Il n’y a pas encore bcp de coureurs. J’en profite pour retirer mon dossard. Je suis accompagné par mon père curieux de mieux connaître cette belle discipline qu'est le trail . Pour la suite, c’est spaghetti bolo en terrasse en contemplant les montagnes, le bonheur, quoi !!!
A 17h, rencontre avec les kikourous : je ne vais pas citer les noms de tous les kikoureurs que j'ai vu, ils sont bien trop nombreux !!! Merci à yayoun de m’avoir présenté à tous.

A 18h, il y a foule pour les consignes de Philippe Delachenal, l’organisateur de la course. Et là c’est le coup de massue : nous ne pourrons pas faire le parcours mythique demain à cause des conditions météo trop mauvaises, et en particulier les orages annoncés. Je suis avec mon pote YUB, le Z-trailer, et c’est limite la déprime.


20h : c’est le grand rassemblement pour l’AAB. Je n’ai jamais vu autant de kikourous. Heureusement, ce repas va me redonner le moral. Je fais la connaissance d’akunamatata, bourdonski, et Viktor, le suédois, tous trois à ma table. Merci Agnès pour l’organisation !!!


23h : c’est l’heure de dormir. On peut dormir 1h de plus. Le départ sera à 6h au lieu de 5h.
Dimanche 4h30 : je mange mon p’tit déj dans la chambre : baguette et confiture aux myrtilles. J’ai oublié un couteau. Pas facile de tremper la baguette dans le pot de confiture…
5h30 : je valide mon dossard et je me prépare pour la course. Pas facile de m’organiser étant donné le changement de parcours. Je décide de partir léger : pas de vêtements de rechange, pas de ravito, uniquement la poche à eau et ma veste gore-tex.




6h00 : c’est parti, je ne veux pas partir trop vite mais l’envie de courir est là. Je pars donc certainement un poil vite et je fais la montée vers Chavière en ne marchant que très peu. Le temps est avec nous, il fait beau et je me dis alors : mais pourquoi ne fait-on pas le parcours du TGV ??? Yayoun m’encourage une première fois quelque part dans la montée.



On arrive au terminus de la montée sans atteindre le col. A l’arrivée, j’apprendrai de Philippe Delachenal, qu’il y a eu un malentendu avec le baliseur car il était prévu que nous montions plus haut, presque jusqu’au col. C’est pourquoi il manquera +300m de dénivelé au final.
J’arrive au premier ravito au sommet très frais, je bois du coca, ne mange rien (l’erreur qui tue) et entame la descente vers Pralo. Il faut faire attention parce que le début de la descente est commun avec la fin de la montée. Mais c’est sympa parce que je vois plein de kikourous : akunamatata (en train de faire une photo évidemment), agnès, béné... dans la montée.
Dans la descente, je sens qu’il y a un pb, je manque de jus. Eh oui je dois manger !!! Cela fait quand-même bientôt 3h que je cours et j’ai toujours rien mangé. Et là je me rends compte que j’ai fait l’idiot car je n’ai rien pris avec moi et je n’ai rien pris au ravito. Je suis un peu énervé. Je me fais rattraper par tounik avec qui je cours quelques instants, et puis par YUB, je croyais qu’il était bien devant, cela confirme le fait que je suis parti assez vite. Nous sommes donc trois peu avant Pralo, mais je préfère les laisser partir pour ne pas me griller et je me laisse descendre tranquillement jusque Pralo.
Le ciel s’assombrit quand j’arrive à Pralo et ça y est c’est la catastrophe, c’est l’orage, les éclairs, la pluie !!! Heureusement, je suis au ravito. Je me change, je remplis ma poche, range mon APN (dommage pour le reportage), je ne sais pas quoi manger, il n’y a pas de sucré ici. Je prends du pain et du fromage. Ce n’est pas une bonne idée. Impossible d’avaler le solide surtout que la montée pour sortir de Pralo a commencé et ça grimpe sec dès le début. Bref, je n’ai toujours rien mangé et me voilà parti pour la seconde boucle. Heureusement que Yayoun est encore là pour m'encourager sous la pluie. Quelle motivation !!!
Je m’accroche comme je peux, les marches, les racines , les pierres, la montée est vraiment dure. Quelques coureurs me dépassent, j’essaie de limiter la casse. On arrive à un premier sommet à l’arrivée de la cabine. Et ensuite on redescend vers le 3ème ravito. Je préfère la descente à la montée.
Au ravito, je perds du temps, toujours pas envie de manger ce qui est sur les tables. Je bois du coca en espérant que cela sera suffiant pour faire la seconde partie de la montée vers le col de la Vanoise.
La montée vers le col est la plus belle partie du parcours. En plus, le soleil est revenu. Les couleurs sont magnifiques. Succession de torrents, cascades, superbes vues. Je suis content d’être là. Mais la montée n’en finit pas. A chaque fois que je crois arriver au sommet, il y a encore et encore une autre bosse à franchir. Au-dessus, je suis cuit. Plus de jus. Une marmotte fait son apparition. Est-elle venue me narguer ???
Enfin, le sommet est là. On m’annonce que le refuge est tout proche. Je rentre dans le refuge et je mange plein de bonnes pâtes de fruit. C’est seulement maintenant que je mange ce dont j'ai envie. Il était temps : la course est bientôt finie. Cela m’apprendra pour la prochaine fois à ne pas oublier des provisions dans mon sac.
Je retrouve du jus presque instantanément et je fonce tout droit vers Pralo. La première partie de la descente est plus pentue et caillouteuse et je me débrouille pas mal. Ensuite, c’est le lac des vaches, un peu gris quand je passe. C’est un moment magique, c’est l’image que j’ai en tête depuis plusieurs mois maintenant. Puis, on arrive à nouveau au sommet de la cabine et on se fait la descente finale. Je reviens sur Viktor, le kikou suédois rencontré la veille lors de l’AAB. Je lui avais annoncé en rigolant que nous terminerions ensemble. Incroyable coïncidence !!! Je lui dis de me suivre mais il a des crampes. Je passe la ligne en 6h40, globalement content de cette journée même si la gestion de mon alimentation n’a pas été bonne. Je ne suis pas trop fatigué : j’étais prêt pour le vrai parcours du TGV, ce sera, je l’espère, pour une prochaine édition. 2009 ? 2010 ? L’avenir le dira.






Après une bonne douche, direction le repas de l’après-course. Je revois tounik qui a fait une bonne course devant. Ensuite, j’assiste aux podiums. Superbe ambiance dans la petite salle. Chapeau à Ludovic Pommeret, le vainqueur. Respect pour lui : il m’a encouragé, moi et les autres, lorsqu’il descendait le col de Chavière alors que nous le montions. Bravo !!!
Pour ma part, je n'ai pas pris de photos mais un petit reportage vidéo que voici:
http://www.dailymotion.com/stembol123
J'en profite pour faire de la pub pour le site que je viens de lancer il y a quelques semaines et qui est un site sur le trail en Belgique et régions frontalières:
Merci à tous les kikous, à l’organisation, aux bénévoles, à mon père (pour son soutien et les photos que vous voyez dans le récit) et à tous ceux avec qui j’ai passé un bon moment ce we.
Commentaires
je comprends un peu ta deception pour ton principal objectif 2008 mais tu boucle ce parcours de substitusion toujours de belle maniere..je me demande combien il aurait du faire en principe..
Allez bonne recuperation et au plaisir de te croiser dans la region
a bientot
Ps: joli cr
merci pour les superbes photos et la pour la vidéo
pour le tour complet il faudra revenir
sympa d'avoir fait ta connaissance au plaisir de
se recroiser
laurent
sinon bravo on arrive quasi en même temps à pralo et tu me mets 42 minutes au final (tu as pas du trainer dans le montée du col de la vanoise
Bien contente de t'avoir rencontré. A bientôt j'espère.
Mais ce fut une belle balade, non???
grosses bises en attendant de te rencontrer à nouveau
agnès
A bientôt, passe le bonjour a ton papa.
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