| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : Franciss
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| Un début ? | ||||
Inscription, récupération du dossard et d’une bouteille de Rosé (Cuvée des fouleurs siou’plaît !)… et 25 à 30 minutes d’échauffement en suivant le groupe Pulsion 01 de Pont de Vaux, écumeurs de toutes les courses locales.
Sur la ligne de départ, quelques visages familiers dont celui de Jean FION, admirable V4 (né en 1937), d’une gentillesse remarquable et d’une foulée à faire pâlir plus d’un jeunôt (du 4’40 au kil. tout de même…). A 17 heures, il fait très chaud, ça cogne vraiment fort et le bitume fond… la casquette est vraiment la bienvenue. Nous partons à l’heure dite pour ce fameux 10 kilomètres : une boucle de 800m courue par les scolaires (dont ma fille qui termine 4ème sur 5 dans sa catégorie 1999/2000)
A gauche, il ne lui manque que le logo kikourou sur la casquette...

et 2 boucles de 4,600 km dont la pente d’arrivée est longue et au pourcentage appréciable…
La petite boucle est rapide et les impressions sont bonnes. Je m’accroche pour tenter de suivre des coureurs que je sais être un peu plus rapides que moi. Je double pas mal de coureurs et coureuses ne m’étant pas forcément très bien placé sur la ligne de départ… mais, bon… ça motive…
Je me trouve au début de la 1ère grande boucle aux côtés d’un coureur dont la foulée est nettement plus grande que la mienne (environ 2 pas pour 3) mais dont évidemment la cadence est inférieure… quoi qu’il en soit, on va s’assurer, sans un mot, ni même un regard, une vraie complicité dans l’effort (tout au moins est-ce ce que j’ai ressenti)…
Ainsi nous effectuons le 1er kil en 4’21, le 2ème en 4’18, le 3ème en 4’17 et le 4ème en 4’21 soit une avance de 53 secondes sur un temps de 45’ pour la course complète ; je suis même dans les temps de mon record perso (à 43’34).
Seulement la chaleur est accablante et la première difficulté se pointe…cruelle…Lentement, mais sûrement, je lâche prise sur mon équipier du moment… c’est dur…on cherche un deuxième souffle…on s’accroche…ça revient de derrière…je pense à mes kilos en trop…ça doit être ça…ou ce que j’ai mangé à midi…j’peux p’t’être m’arrêter au premier tour…après tout, j’ai encore jamais abandonné… j’dirais qu’il faisait trop chaud…qu’j’ai pas supporté…
Un coureur qui traîne les pieds (ça s’entend !) me reprend… ‘tain ! c’est pas possible… reprends-toi… allez… Ho ! mon épouse et mes rejetons sont là… faut que j’m’accroche…ça doit l’faire…ça va l’faire…
1ère grande boucle passée, c’est plat, voire légèrement descendant… un passage en sous-bois…ça va mieux…j’aperçois mon « équipier du moment » tout au bout…150 m de retard. Je repense à ce que me disais Le chamois dimanche dernier : si tu finis si fort, tu as peut-être une réserve à exploiter, tu pourrais davantage être au taquet…J’embraye…j’allonge quelque peu la foulée, me redresse et augmente la cadence…sur les 7ème et 8ème kilomètres, je remonte sur du 4’40 (après 5’30 et 5’06 aux 5ème et 6ème)…
je commence par reprendre mon traîne-la-patte, puis rejoins mon « équipier du moment », qui s’avèrera être Franck, le beau-frère de Noëlle, je reste à ses côtés quelques instants, repense à la côte finale qui ne va pas tarder à montrer le bout de son nez…j’accélère…lâche Franck sur le dernier ravito que j’esquive et pars en solitaire.
La montée est très dure, je suis au bout de la rupture…je m’accroche comme jamais…peur d’être repris…1 puis 2 abandons au bord de la route, j’encourage pour les faire repartir mais ils sont cramés et pourtant s’ils étaient là à ce niveau de course, ce n’étaient pas forcément des débutants… je voudrais pouvoir doubler mais c’est trop dur…le taquet est certainement là, je ne peux plus compter sur la moindre réserve de vitesse…la côte est trop raide, en plein soleil, les coureurs devant ne me cèdent rien…je ne pourrai pas sprinter sur le final comme d’hab…
La ligne est franchie en 47’27…les 8ème et 9ème kil en 5’03 et 5’11 soit 22 secondes de mieux que pour la première boucle.
L'arrivée

Mais la récup est assez rapide et puis j’ai laissé Noëlle avec la promesse que j’irais la chercher pour finir la course alors je repars la chercher au bas de la montée finale et nous finissons ensemble sa course…
Elle ne dément pas son mental accrocheur :le pas de course est régulier dans la montée et elle se permet de placer une accélération, au train, pour finir les 300 derniers mètres…chapeau !
Alors bien évidemment, la perf est toute relative , c’est même mon moins bon chrono sur la distance depuis le début de l’année et pourtant, c’est certainement un de mes meilleurs ressentis…
Cette accélération sur le 6ème kilomètre, c’était vraiment…le pied ! Je ne m’en sentais pas forcément capable…pas à ce niveau de souffrance dans la chaleur, moi qui la craint énormément.
Plutôt positif donc et toujours à méditer…
Un grand merci à toi Manu…qui a certainement éveillé quelque chose…
Un grand merci à vous qui m’avez lu jusque là…. (N’oubliez pas le p’tit commentaire !)
Et de très sportives pensées à Noëlle et son clan ! (merci à Franck…)
Commentaires
Et en plus tu aides les autres, chapeau !
gérés d'une main de maître, sous un soleil digne d'un mois de juillet.
Il fallait le faire ! Tu as maîtrisé chaleur + dénivelé...
Manu-le-Chamois a raison, tu as vraiment un potentiel caché (pas pour longtemps !)
Ensuite, un grand bravo pour ta générosité, car revenir piétiner à mes
côtés dans l'ultime côte, en plein cagnard après ton effort, c'est héroïque ...
Et enfin, bravo pour ton récit, où j'ai bien retrouvé la chaleur et les côtes !
NoNo_l'escargot_au_plaisir_de_te_retrouver_au Marathon_de_Viriat
Bravo pour ton récit, et pour ton esprit de partage.
NoNo l'a bien compris, tu as du potentiel.
En plus, tu trouves la ressource d'aller chercher Miss NoNo et ça c'est génial!
A peluche
Coli
Tu fais vraiment une belle course et cela augure de bonnes choses pour la suite de ta saison ; Pont de Vaux n'a qu'à bien se tenir !!!
Au plaisir
Belle mentalité
A plus
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